Thérapeute et formatrice systémique
Marie Labarriere
Au début de ma 40aine, j’étais engagée dans une pratique professionnelle de thérapeute familiale et conjugale, spécialisée en addictions et protection de l’enfance. Avec 3 collègues/ami.es nous fondons un centre de thérapie familiale spécialisé en protection de l’enfance.
Je développe également une consultation en libéral et une activité de formation et de supervision pour des professionnels du médico social.
J’aimais mon engagement, qui répondait à mon besoin d’agir face aux inégalités socio-écologiques choquantes. J’avais conscience de ma chance de faire un métier passionnant, avec des collègues exceptionnels- et de subvenir ainsi à mes besoins et à ceux de ma famille. Je me sentais privilégiée.
Pourtant une petite voix intérieure, inspirante, à commencé à se faire entendre: « et après » me murmurait- elle.
Sans le savoir encore, j’entrais dans l’étape du milieu de la vie.
Mes enfants grandissaient et je m’engageais davantage professionnellement jusqu’à voir mon agenda rempli, sans respiration. M’améliorer professionnellement, manger local, contribuer à un monde juste (…) ce qui partait d’un engagement choisi a fini par devenir une cascade d’obligation (« il faut » « je dois » « je n’ai pas le temps »).
Trois événements majeurs ont alors agi comme des catalyseurs :
- Le décès de ma grand-mère (2017) : Un accompagnement privilégié qui a marqué une prise de conscience existentielle.
- Un grand voyage de plusieurs mois (2018) : La « petite voix » est revenue, m’invitant à enseigner le yoga, à quitter mon département et à ralentir le rythme.
- Le confinement : Le confinement, malgré sa dureté pour tant de personnes, a été pour moi l’occasion d’éprouver autre chose : la preuve qu’une vie aux journées plus harmonieuses était possible.
Ces expériences m’ont reconnectée à la Joie, à l’engagement envers mon élan vital. J’ai approfondi mes formations au psycho trauma via la théorie polyvagale et les formations au Kundalini Yoga et à la méditation. Au même moment, par hasard, au détour d’une publication sur des rituels de Nouvelle Lune, l’astrologie est entrée dans mon parcours. J’avais jusque-là plutôt peur de l’horoscope, je ne voulais pas me faire « spoiler » ma propre vie ! Pourtant, Nouvelle Lune après Nouvelle Lune, j’ai exploré cette pratique jusqu’à me former.
Bien sûr, les freins et les doutes étaient là. Comment assumer ces (r)évolutions qui bouleversaient mon identité professionnelle ? Aujourd’hui, j’y vois aussi un manque d’information sur les enjeux mêmes de la quarantaine, qui aurait pu m’aider à nommer plus tôt ce que je traversais.
Quel que soit le chemin parcouru, la perspective du vieillissement redistribue les cartes.
Aujourd’hui ma pratique de therapeute systémique s’est enrichie de ce parcours et je propose également des actions de prévention et de soutien à la transition du milieu de la vie que j’ai réuni au sein du 2nd souffle : une combinaison unique de l’approche systémique du Kundalini yoga et de l’astrologie.